"Depuis deux ans, ma carrière suit une courbe linéaire... régressive"
BRUGES À l'instar de la quasi-totalité de ses équipiers brugeois, Karel Geraerts achève dans le désenchantement une saison morose, qui ne s'est jamais vraiment emballée.
Au même titre que ses camarades de galère, le Limbourgeois affiche profil bas. Peut-être pas pour des raisons identiques à ces derniers...
Comment vous considérez-vous aujourd'hui au Club Bruges ?
"Comme ce que je suis exactement : un dépanneur au poste d'arrière droit pour lequel on n'a pas trouvé de titulaire fixe. Accessoirement, comme un deuxième voire même un troisième choix pour l'entrejeu. Le statut n'est pas agréable, bien sûr. On peut donc affirmer, sans craindre de me... vexer, alors que j'atteins, à 27 ans, l'âge du plein épanouissement, que ma carrière a suivi une étonnante courbe régressive. C'est dur à vivre pour quelqu'un qui, deux ans plus tôt, était considéré comme un médian respecté dans un autre grand club du championnat."
Tenez-vous rigueur à... Laurent Ciman de ne pas s'être imposé au poste pour lequel on l'a enrôlé ?
"Absolument pas. Je pense que j'ai bien cerné Laurent. Je lui attribue de grandes qualités. Mais il semble qu'il soit difficile, ces temps-ci, de s'imposer au Club Bruges. Je crois qu'il souffre, comme beaucoup d'entre-nous, d'un manque de confiance. Nos deux derniers matches en constituent l'illustration la plus probante".
Est-ce la raison pour laquelle le Club Bruges a encore fortement déçu, tant au GB que contre Lokeren ?
"Oui. On a beau être prévenu et s'autosuggestionner pour qu'on ne retombe plus dans le même travers, on encaisse souvent trop vite un but. Le moral en prend aussitôt un fameux coup. C'est la raison pour laquelle on réagit toujours trop tard. Je sais que ce n'est pas normal pour un grand club comme le nôtre. La pression est inhérente à tout club de pointe. Le Standard et Anderlecht ne l'ont, eux-mêmes, pas tellement bien jugulée la semaine dernière. Notre effectif est jeune. Mais je suis convaincu que le phénomène pression ne constitue pas la raison principale de notre piteux parcours cette saison."
Qui sera champion ?
"J'ai dit, dès mon retour au Club Bruges, que si nous ne remportions pas le titre, je serais un ardent supporter du Standard. C'était le cas la saison dernière, c'est encore le cas un an plus tard. Je le lui grée de tout c½ur."


